En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour améliorer votre expérience shopping. Pour en savoir plus, cliquez ici.
close icon

Jolies rencontres

Lia Rochas-Pàris - Artiste & art curator

L'artiste Lia Rochas-Páris nous a reçu chez elle, à Paris, afin de parler de son parcours, de ses projets mais aussi de son lien avec Sessùn.

Photos par Clément Jolin.

Qui es-tu ? 

Je suis artiste plasticienne, art curator de Shelves exhibition et réalisatrice de romans-photos.

Peux-tu nous résumer ton parcours ? 

Je suis née à Paris au sein d'une famille d’artistes, mon père était peintre & plasticien, ma mère danseuse contemporaine. On peut dire que je suis tombée dans la marmite dès la naissance. Parallèlement à des études en Esthétique de l’art (philo) j’ai travaillé en tant que styliste photo pour des éditos tout en pratiquant le collage par plaisir. Assez vite, j’ai eu la chance d’exposer mes collages et j’ai arrêté de travailler dans le domaine de la mode pour me consacrer à ma pratique artistique. J’ai fait des illustrations pour des magazines tout en continuant à exposer. Plus tard, j’ai voulu investir le format du roman-photo avec l’idée de laisser un témoignage de mon époque à travers des rencontres sous un autre angle. Depuis trois ans, dans le cadre de Shelves exhibition, j’invite régulièrement des artistes a exposer des objets d’inspirations sur une étagère chez moi. J'aime l'idée de bousculer les codes d'expositions. Avec ce projet, le processus créatif se retrouve sur la même échelle de valeur que l’œuvre finale. 

Parle nous de tes créations et de ton travail.

Quelque soit le médium, je considère chaque chose comme un puzzle qui se constitue de choses et d’autres au fur et à mesure. Au départ mes collages étaient très denses, foisonnants, aujourd’hui, à travers le dessin, la sculpture ou le collage, j’essaye de trouver une harmonie entre le vide et le plein, ce que les japonais appellent le «Ma». On demande souvent aux artistes de définir leur travail, je préfère laisser libre interprétation concernant mon travail, c'est une manière de lâcher prise, on ne peut pas tout maîtriser.

Où puises-tu tes inspirations ? 

Dans tout ce qui m’entoure : les paroles d’une chanson, un film, un bouquet de fleurs, un livre, un album photo, une enseigne de magasin, des conversations avec amis. Le processus créatif me fascine, nous avons tous des manières différentes d’assimiler des informations et de les transformer en quelque chose de fécond. Quand on est artiste, on se retrouve souvent seule face à sa création, c'est un espace parallèle où l'accomplissement demeure fragile. Je trouve l'équilibre entre ces moments de silence et les moments de vies partagés avec ma fille et ma mère , les femmes de ma vie : nous dansons tous les jours - ma mère a continué de danser jusqu'à ces 8 mois de grossesse ! On peut dire que c'est une histoire de mères et de filles. 

J'ai également la chance d'être entourée d'amis précieux et fidèles , et peu connectés au 2.0 contrairement à moi. Je crois beaucoup aux rencontres et aux échanges, que ce soit avec des personnes avec qui je partage des conversations et des idées ou avec des objets qui véhiculent une histoire. 





À quoi ressemble ta journée type ? 

Le matin, je démarre la journée avec un câlin de ma fille avant de boire un grand verre d’eau tiède (ma douche intérieure). Le soir, je lis une histoire à ma fille avant de me plonger moi-même dans un livre. J'essaye de ne plus regarder d'écrans le soir pour digérer la journée passée - même si ce n'est pas toujours évident, il faut l'avouer. 

Le vêtement qui te correspond le mieux 

Un pantalon taille haute. 


Le goût ou l’odeur qui te rappelle le plus de souvenir ? 

L’odeur de la peinture à l’huile, de la térébenthine, du vernis, de la colle à maquette bien toxique, ça me replonge en enfance quand j’allais dans l’atelier de mon père : des moments privilégiés où le temps était suspendu. 


3 choses que l’on est sûr de trouver dans ton sac à main ? 

Un baume à lèvres, un paquet de Vogue et mon téléphone. 


Que t’inspire Sessùn ?  

L’intemporalité et l’élégance. J'ai connu la marque quand j'étais ado, les pièces de Sessùn ne bougent pas, c'est un plaisir de pouvoir porter des vêtements de qualité sur la durée. 


Ta pièce préféré de la collection hiver 18 ? 

Hmmm... Pas évident, il y en a plusieurs ! Le pull Galway Sandshell et le pantalon Nema Navy  - une coupe parfaite ! J'aime aussi le modèle Hudson street couleur miel.


Ta manie, jolie habitude 

Je dors avec des chaussettes été comme hiver...