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08 / 08 / 2014

Alhabama Duel

Alhabama Duel

Alhabama Duel ressemble à ces égéries nonchalantes des années 70’s, férues de musique planante, qui, des criques des Baléares aux rues sombres du Swinging London, arborent en toutes circonstances couronnes de fleurs sur cheveux au vent, et paniers d’osier.


Elle crée SweetBilitis pour fabriquer ses propres headbands de fleurs ou de plumes, que nous lui réclamions toutes, de festivals, en fêtes sur la plage à l’heure du coucher de soleil.

Sur Calvi on the Rocks, Marseille Rock Island, Aires Libres en Provence ou au festival Yeah! de Lourmarin, pas une soirée sans apercevoir un de ces headbands romantiques dans la foule ou sous les feux de la rampe.

Nous avons donc voulu en savoir un peu plus sur cette jeune créatrice qui participe également à notre expo-événement Indicrats.

Bonjour Alhabama, tout d’abord explique nous, qui es-tu ?

Bonjour, Je suis Alhabama Duel, j’ai emprunté mon nom au personnage que j'ai créé en commençant un blog "Duel au Soleil". Comme elle, je vis dans le sud de la France, à Marseille. Cette héroïne imaginaire m’a permis d’être en contact puis de rencontrer de nombreuses personnes comme d’autres blogueurs, des artistes, des créateurs, des marques avec qui j’ai eu envie de partager mon univers.

Quel a été ton parcours?

J’ai fait des études d’architecture mais mon parcours professionnel a vite dévié vers la communication. C’est en reprenant mes études en 2008, à l’École de journalisme de Marseille que j’ai commencé à m’intéresser aux blogs et plus largement aux réseaux sociaux… j’ai très vite été une inconditionnelle de Twitter et Instagram. J’y ai fait d’ailleurs la connaissance de l’équipe de la marque Kulte pour qui j’ai écrit l’édito du Kultorama puis collaboré sur une collection capsule de headbands fleuris que nous avons appelé les SweetBilitis en hommage aux héroïnes hamiltoniennes arborant des fleurs dans le film Bilitis en 1977. Cette première collaboration fût un succès sur les festivals de l’été 2012. Mon envie de couvrir les têtes et de rendre encore plus belles les filles ne s’est jamais arrêtée depuis.

Quelle est ta relation avec Sessùn?

Sessùn est une marque que je porte depuis sa création et sans doute m’a-t-elle influencée inconsciemment.

Les fleurs, la dentelle, les longues chevelures, autant d’émanations poétiques… une attitude très Sessùn en somme.

J’ai eu la chance de rencontrer Emma grâce à mon amoureux, toutes les fois où je l’ai croisée puis fait sa connaissance, je pense qu’inconsciemment je rêvais qu’elle remarque ce que je faisais et c’est ce qui est arrivé. Son équipe m’a proposé de réaliser quelques headbands en plumes pour le projet d’exposition Indicrafts, j’ai proposé de personnaliser également des chapeaux. Emma dont la création a été depuis les débuts de Sessùn très marquée par les voyages, les grands espaces, l'Amérique latine et ses savoirs-faire m’a inspiré deux collections capsules de headbands et de chapeaux d'homme que portent les fières colombiennes des hauts plateaux. Ce fût l’occasion pour nous de réaliser des accessoires symboliques de nos univers faits de cultures lointaines, de belles matières, de liberté et de musique.

Comment décrirais-tu tes créations, ton univers?

Mes créations, headbands, couronnes, chapeaux, turbans sont souvent des attributs pour se faire remarquer et se cacher tout à la fois, une dualité qui me ressemble beaucoup d’où mon nom « Duel ». La dualité entre l’envie de plaire tout en se cachant, en changeant d’identité, en s’exposant derrière un personnage.

Je suis ainsi une femme pleine de contradictions, de rêves et de craintes parfois. Mes créations me ressemblent.

Comment procèdes-tu? Comment te viennent tes idées, tes envies? Explique nous tes inspirations.

Je suis une nostalgique, le passé m’inspire énormément, je passe des heures sur les blogs, Tumblr, Pinterest… À la recherche d’images. Que ce soient les années folles ou les années 70, les styles vestimentaires de la fête me plaisent. J’ai découvert il y a peu un des livres de la journaliste new-yorkaise Julia Chaplin, Gypset Style, une superbe source pour qui aime le style de vie des globe trotters stylés, des belles femmes naturelles et flamboyantes, des magnifiques maisons, des tribus chics.

Quelle est ta préférée parmi toutes tes créations et pourquoi ?

Les chapeaux, pour toutes les raisons qui font qu’avec je me sens bien, remarquable et protégée.

Quelle est ta journée type? A quoi ressemble ton atelier ?

Ma journée type est celle d’une mère de famille qui travaille, à la fois des plus normale et tellement dense. Puis quand vient le soir, je me pose dans ma chambre et je reste de longues heures sur mon lit plein de bout de tissus, de fleurs, de plumes, de chaînes… Je ne vois pas le temps passer. Pour des projets, comme mes collaborations avec Sessùn, je reste quelques jours dans les ateliers de la marque, je travaille à côté de l’équipe pour produire une mini collection de modèles faits main, tous uniques.

Que rêvais-tu de faire quand tu étais petite?

Au plus loin que vont mes souvenirs, Je dessinais tout le temps des hommes ou des femmes, je me suis orientée vers l’architecture puis la communication mais finalement peut-être que j’aurais du faire une école de stylisme ou d’art. En collaborant sur des événements ponctuels, avec des marques, des graphistes… j’assouvie mon désir de création. Je ne peux malheureusement pas en vivre… Mais un jour peut-être…